Donner à chacun·e la possibilité de porter sa couronne.
Dès l'entrée, le ton était donné : un patio baigné de lumière sous un plafond de verre, une bibliothèque de livres et de vinyles juste à côté. Le Blabla-Kawa a démarré à 15h, autour d'une grande table noire autour d'une grande table qui m'a rappelé un puzzle reconstitué, Ce jour-là, nous étions uniquement entre femmes : près d'une dizaine de participantes et cinq membres de l'équipe MansA. Mah-Fanta, médiatrice et programmatrice, a ouvert la discussion par un tour de table : un geste simple, mais qui a immédiatement humanisé chacune d'entre nous avant même de parler du lieu.
Les questions ont fusé : la genèse de la MansA, les choix de programmation, les défis d'espace et de logistique événementielle, le plaisir et les défis d'être une jeune équipe de 25 personnes, dont beaucoup sont arrivées en mars 2026. Andy, juriste et cheffe de projets Achats, a parlé de son rôle protecteur : veiller à ce que chaque événement respecte les normes et les personnes. Lydia, elle, travaille sur l'entrepreneuriat et l'innovation culturelle, notamment un programme d'incubation de projets chaque année, dont la deuxième cohorte vient de se clôturer.
Puis, belle surprise, la directrice Elisabeth Gomis nous a rejoint. Elle a retracé son parcours depuis son enfance aux Mureaux jusqu'à aujourd'hui : sa carrière dans l'audiovisuel, puis à Radio Nova, la Saison Africa2020 pour atterrir, enfin, à la tête de la MansA. Quand une participante lui a fait remarquer qu'elle racontait tout ça avec une légèreté déconcertante, elle a souri : non, le chemin n'a pas été simple. L'idée même de la MansA, elle nous l'a rappelé, ne vient pas d'elle à l'origine. C'est le philosophe et historien camerounais Achille Mbembe qui, dans un rapport remis à Emmanuel Macron en 2021, a préconisé la création d'un centre culturel dédié aux mondes africains, sur le modèle de l'Institut du Monde arabe.
Ce qui lui procure le plus de plaisir aujourd'hui, à elle, c'est la liberté de travailler avec une équipe qu'elle a choisie elle-même. Les grands diplômes ne font pas tout, dit-elle, elle cherche ce qui détonne, ce qui fait vibrer et se démarquer, et le trouve souvent dans la rubrique "centres d'intérêt" des CV, chez les personnes qui savent faire des choses en dehors du cadre de leurs études. Et puis j'ai posé la question que j'attendais depuis le début : d'où vient le nom MansA ? La réponse est belle. Un hommage à Mansa Moussa, souverain de l'empire du Mali, et à Basquiat, d'où le M en forme de couronne. Le passé et le présent, réunis, pour donner à chacun·e la possibilité de porter la sienne.
Puis, belle surprise, la directrice Elisabeth Gomis nous a rejoint. Elle a retracé son parcours depuis son enfance aux Mureaux jusqu'à aujourd'hui : sa carrière dans l'audiovisuel, puis à Radio Nova, la Saison Africa2020 pour atterrir, enfin, à la tête de la MansA. Quand une participante lui a fait remarquer qu'elle racontait tout ça avec une légèreté déconcertante, elle a souri : non, le chemin n'a pas été simple. L'idée même de la MansA, elle nous l'a rappelé, ne vient pas d'elle à l'origine. C'est le philosophe et historien camerounais Achille Mbembe qui, dans un rapport remis à Emmanuel Macron en 2021, a préconisé la création d'un centre culturel dédié aux mondes africains, sur le modèle de l'Institut du Monde arabe.
Ce qui lui procure le plus de plaisir aujourd'hui, à elle, c'est la liberté de travailler avec une équipe qu'elle a choisie elle-même. Les grands diplômes ne font pas tout, dit-elle, elle cherche ce qui détonne, ce qui fait vibrer et se démarquer, et le trouve souvent dans la rubrique "centres d'intérêt" des CV, chez les personnes qui savent faire des choses en dehors du cadre de leurs études. Et puis j'ai posé la question que j'attendais depuis le début : d'où vient le nom MansA ? La réponse est belle. Un hommage à Mansa Moussa, souverain de l'empire du Mali, et à Basquiat, d'où le M en forme de couronne. Le passé et le présent, réunis, pour donner à chacun·e la possibilité de porter la sienne.
Double surprise : Christelle Folly, la directrice adjointe nous a rejointes aussi, malgré un emploi du temps serré (elle devait récupérer son fils de deux ans). Elle a parlé avec beaucoup de douceur et de conviction de transmission, et des raisons de continuer. Un écho direct à ce qui avait été dit en ouverture : la MansA, c'est pour l'Afrique où qu'elle se trouve, sur le continent et ailleurs, pour tout le monde, jeunes et moins jeunes, expert·es ou novices, venu·es de près ou de loin. Autour de la table, il y avait justement des gens du quartier, d'autres arrivées de Montréal, une personne installée depuis un an venant de Londres, des passionné·es de cultures afrocaribéennes et afrodescendantes.
J'ai parlé de kumalafọlọ, entrevu de belles pistes de collaboration, et je suis repartie avec la certitude d'être tombée sur un lieu qui porte, sincèrement, les mêmes valeurs que notre cercle : liberté, partage, la conviction que les cultures africaines méritent d'être racontées avec exigence et sans complexe.
Longue vie à la MansA !
J'ai parlé de kumalafọlọ, entrevu de belles pistes de collaboration, et je suis repartie avec la certitude d'être tombée sur un lieu qui porte, sincèrement, les mêmes valeurs que notre cercle : liberté, partage, la conviction que les cultures africaines méritent d'être racontées avec exigence et sans complexe.
Longue vie à la MansA !
A très vite, j'espère, pour la suite.
📍 MansA, Maison des Mondes Africains, Paris 10e
📍 MansA, Maison des Mondes Africains, Paris 10e

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